La dépistage néonatal : un pilier de la médecine préventive tout au long de la vie.

Identitée visuelle, montage vidéo et création graphique : Ines Kedjem

  • Pr Patrick Callier

La présentation du Pr Patrick Callier souligne le rôle central du dépistage néonatal comme pilier de la médecine préventive.
La période néonatale constitue une fenêtre critique pour identifier précocement des maladies graves encore asymptomatiques.
Le test du buvard, réalisé entre 48 et 72 heures après la naissance, permet un diagnostic rapide et équitable.

Mis en place en France en 1972 avec la phénylcétonurie, le programme s’est progressivement élargi.
Il couvre aujourd’hui 16 pathologies métaboliques, endocriniennes, génétiques et immunitaires.
Les avancées thérapeutiques, y compris les thérapies géniques, renforcent l’intérêt d’un diagnostic très précoce.
Le dépistage réduit la mortalité infantile et évite l’errance diagnostique.
Plus de 40 millions d’enfants en France en ont déjà bénéficié.
Des disparités internationales et des enjeux éthiques persistent, notamment autour des tests génétiques.
L’avenir repose sur l’intégration de la génomique et de l’intelligence artificielle vers une prévention plus personnalisée dès la naissance.

La médecine préventive aux deux âges de la vie : anticiper les facteurs corrigibles de longévité

Identitée visuelle, montage vidéo et création graphique : Ines Kedjem

  • Portrait de Fabrice Denis expert en prévention, santé et bien-être

    Pr Fabrice Denis

La présentation du Pr Fabrice Denis met en lumière le rôle clé de la médecine préventive aux deux âges de la vie.
Son objectif est d’identifier et de corriger précocement les facteurs de risque modifiables liés au vieillissement pathologique.
Si 50 % de la longévité dépend de la génétique, l’autre moitié repose sur des déterminants comportementaux et environnementaux.

La prévention pourrait éviter jusqu’à 40 % des cancers, plus de 50 % des maladies cardiovasculaires et 75 % des diabètes de type 2.
La mi-vie, entre 40 et 50 ans, constitue une période charnière pour dépister la fragilité.
Des marqueurs comme la sarcopénie, l’adiposité abdominale ou la CHIP permettent d’anticiper les risques.
Des tests fonctionnels simples évaluent la fragilité et prédisent la mortalité à long terme.
La majorité des individus présente au moins un facteur corrigeable ou un vieillissement accéléré d’organe.
L’alimentation, l’activité physique et le sommeil sont les piliers majeurs d’une longévité en bonne santé.
Cette approche ouvre la voie à une médecine prédictive et personnalisée intégrant données biologiques et modes de vie.