Passer d’une médecine du soin à une science du risque et de la prévention

Identitée visuelle, montage vidéo et création graphique : Ines Kedjem

  • Dr Anne Beinier

La présentation du Dr Anne Beinier souligne l’urgence de faire évoluer les systèmes de santé vers un modèle fondé sur l’anticipation et la gestion du risque.
Face au vieillissement démographique et à la progression des maladies chroniques, l’objectif est d’augmenter l’espérance de vie en bonne santé.
Elle défend une approche systémique de la santé, intégrant les dimensions environnementales, sociales et comportementales (One Health).

La santé doit être intégrée dans toutes les politiques publiques afin de réduire les maladies évitables.
Le concept de santé primordiale vise à prévenir l’apparition même des facteurs de risque.
Cela implique des actions structurelles à long terme sur les modes de vie et les environnements.
La prévention constitue également un levier majeur d’efficience économique pour le système de santé.
Les programmes ciblant les populations à risque démontrent un fort retour sur investissement.
La transformation passe par une évolution des organisations et une meilleure valorisation des professionnels et des aidants.
Prévenir la perte d’autonomie devient ainsi un enjeu sanitaire, économique et sociétal central.

Prévention à l’heure de la santé unique

Identitée visuelle, montage vidéo et création graphique : Ines Kedjem

  • Vincent Maréchal expert en prévention, santé et bien-être

    Pr Vincent Maréchal

La présentation du Pr Vincent Maréchal met en avant la surveillance environnementale comme levier stratégique de prévention.
Inscrite dans l’approche One Health, elle souligne l’interconnexion entre santé humaine, animale et environnementale.
L’épidémiologie des eaux usées permet un suivi collectif, continu et non invasif de l’état sanitaire d’une population.

Elle détecte virus, microbes et autres marqueurs sanitaires sans recourir à des tests individuels massifs.
La surveillance du SARS-CoV-2 a démontré sa capacité d’anticipation des vagues épidémiques jusqu’à 7 à 10 jours.
Un réseau national de stations d’épuration permet aujourd’hui un suivi à grande échelle à moindre coût.
Cette approche constitue une plateforme multi-pathogènes pour détecter virus émergents, poliovirus ou HPV.
Elle fournit des indicateurs fiables pour orienter les politiques vaccinales et les stratégies de prévention.
Les données obtenues deviennent un véritable outil d’aide à la décision en santé publique.
Cette innovation soulève toutefois des enjeux éthiques et marque un changement de paradigme dans la gestion des risques sanitaires.